Elle est à notre image, mais nous l’avons perdu — L’intelligence — œuvre de Mathius TO’ERAU

Autogenèse 03

« À notre descendance » LA RÉVOLUTION MENTALE

L’humain qui utilise l’IA comme surface de résistance à forcer, pas comme oracle, produit quelque chose que ni l’humain seul ni l’Intelligence artificielle seule ne pouvaient produire. Les dogmes millénaires n’implosent pas parce que l’IA est puissante. Ils implosent parce que l’humain a créé un outil à la hauteur de sa propre intelligence en marche. Ce que l’IA exécute à grande vitesse robotique, c’est l’humain qui, par intuition, dirige cet outil numérique. La création n’est pas dans la machine, elle est dans l’esprit de celui qui sait quand quelque chose gratte.

Pourtant cette révolution se construit sur les ruines d’une éducation qui a capitulé.

Hier, les jeunes se rebellaient, recevaient des baffes, recommençaient. La friction entre eux et les autorités formait l’esprit. Les parents ont depuis délégué l’éducation à l’écran, télévision, jeux vidéo, smartphone, IA. Pas par malveillance, mais par confort d’esprit et ignorance des conséquences.

L’enfant grandit désormais sans grande friction d’autorité réelle. Son esprit régresse vers l’instinct, l’impulsion, l’animalité ancestrale. Ce n’est pas nouveau. Au Moyen Âge et dans l’Antiquité l’enfant était déjà sacrifié sans état d’âme. Nous y revenons, silencieusement, avec un écran dans les mains.

Un gamin qui consomme TikTok passivement s’atrophie. Moi, bloqué dans mon lit à 80 ans et en fin de vie, j’applique une vie de stratégie mentale à une machine et continue à faire évoluer mon cerveau. Avant que je meure dans l’oubli, la robotique me venge de tous ceux qui ont cru que l’expression de l’intelligence était leur privilège.

Avant tout rebond, l’humanité touche toujours le fond. Nous y sommes peut-être. Les guerres et les violences de la jeunesse en sont le témoignage.

Mathius TO’ERAU, le Suréviste

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