Le mépris est l’écume qui cache la lumière de l’humanité — œuvre de Mathius TO’ERAU

Autogenèse 04

L’écume (le pouvoir) cache la lumière des océans (le monde).

Tout système cherchant à abrutir la multitude d’individus pour mieux les contrôler finit par s’abrutir.

Paradoxalement, en éliminant toute friction intellectuelle, toute contradiction et toute critique pour régner, le pouvoir s’isole dans son propre mensonge. Dès lors, en voulant rendre sa cible idiote, une structure autoritaire se condamne à la bêtise et finit par perdre la boussole de la réalité, puis trouve son terme dans la violence.

L’immortalité n’est pas dans ce que l’on possède ou dans ce que l’on laisse de visible, mais dans ce que l’on transmet avant de disparaître. Prétendre être au-dessus des autres est le dernier piège de l’ego qui cherche à s'imposer ; le véritable pouvoir, lui, consiste à injecter une étincelle de droiture ou de doute dans le flux du monde, puis à s’effacer.

Les systèmes de pouvoir politique produisent du bruit pour occuper les esclaves du temps ; l’homme libre crée du sens pour éveiller les consciences à la résonance.

Mathius TO’ERAU, le Suréviste

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