Le changement climatique remplit quelles poches ? — œuvre de Mathius TO’ERAU

Autogenèse 23

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE REMPLIT QUELLES POCHES ?

L’intérêt particulier n’a aucune morale.

Le climat change et il a toujours changé. L’Homme, lui, s’est sédentarisé dans un monde qui n’a jamais cessé de bouger. Il construit des villes, des routes, des ports et des maisons, puis transforme les conditions naturelles de leur implantation en référence.

Les continents bougent, les mers avancent et reculent, les glaciers apparaissent et disparaissent, les espèces migrent. Leurs rythmes diffèrent, leurs causes diffèrent, mais tous rappellent une même réalité : la nature ne garantit aucune permanence.

Cette immobilité humaine transforme chaque changement durable en risque économique, territorial et social. Et lorsqu’il faut payer, le particulier, sa voiture, son carburant, son logement ou son billet d’avion sont faciles à identifier et à taxer, tandis que les grands acteurs économiques internationaux disposent de moyens bien supérieurs pour déplacer, négocier ou contourner la contrainte.

L’État prélève. Des entreprises reçoivent des subventions, obtiennent des marchés et vendent les équipements, les assurances, les conseils et les services créés par ces nouvelles obligations. L’argent circule réellement, mais il ne circule ni également ni au hasard.

Alors la vraie question est simple : qui décide de l’obligation, qui paie, qui reçoit, et quels intérêts particuliers finissent par se présenter comme un intérêt collectif ?

Les cupides déguisés en écolos du portefeuille, à force de transformer chaque histoire naturelle en dette humaine, vont finir par faire de la tectonique un cadastre.

L’intérêt particulier n’a aucune morale.

Mathius TO’ERAU le suréviste
Tahiti 2026

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