
Autogenèse 20
L’INFINI NE REVIENT PAS. IL N’ÉTAIT JAMAIS PARTI.
La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle est inscrite dans le vivant dès son apparition.
Mais peut-être que rien ne commence ou ne finit vraiment.
La conception serait seulement l’instant où l’infini se matérialise sous une forme particulière.
Un être apparaît. Une conscience s’éveille. Une singularité existe.
Et dans le même instant, nous percevons sa disparition comme certaine.
Pourtant, la mort ne détruit alors pas l’infini ; elle défait seulement l’une de ses formes.
Nous croyons apparaître. Nous croyons disparaître.
Peut-être ne faisons-nous que matérialiser momentanément ce qui n’a jamais commencé et ne finira jamais.
L’humilité chez l’être humain peut être le fil qui le relie à l’infini.
Mathius TO’ERAU, le Suréviste
Tahiti, 2026
